Interview Groupe Smile

1°) Sachant, à priori, que ces taches blanches intéressent le plus souvent l'émail, comment évaluer leur réelle profondeur pour agir efficacement ?
La microabrasion contrôlée traditionnelle vise à éliminer la tache. Le traitement n'est efficace que si cette dernière est superficielle.  
L'objectif de l'innovation que nous présenterons dans cette conférence (l'érosion/infiltration) n'est pas d'éliminer la tache mais d'en modifier les propriétés optiques. C'est pourquoi,  dans ce cas, la profondeur de la tache a moins d'importance.

2°) Compte tenu de la demande esthétique du patient, peut-on envisager en présence de ces taches une technique éclaircissante globale, et si oui, quelle sera la réponse de ces taches aux agents éclaircissants ?
Oui bien entendu, l'éclaircissement sera associé très souvent à la thérapeutique d'érosion/infiltration. Etant donné l'infiltration de résine, le temps d'éclaircissement sera obligatoirement le premier temps de la thérapeutique.

3°) Selon vous, ces taches blanches constituent-elles, in fine, un réel critère inesthétique ?.... Le praticien doit-il systématiquement intervenir ?
Les études montrent que les patients qui présentent des taches blanches de l'émail disent clairement qu'il n'y a pas d'incidence sur le bien-être lorsque les taches sont de petit diamètre et faiblement opaques. Dans ces cas l'intervention est inutile. En revanche lorsque les taches sont plus sévères, des conséquences sur la qualité de vie ont été mises en évidence et c'est là où nous devons intervenir.

Voici les photos qui illustrent notre conférence.


Photo 1 : Cette jeune patiente âgée de 21 ans nous consulte pour la réalisation de facettes antérieures afin de masquer totalement ses nombreuses taches de fluorose. Nous allons ici encore dans le respect du gradient thérapeutique, lui proposer dans un premier temps un éclaircissement ambulatoire au peroxyde de carbamide à 10% sur 21 nuits compte tenu de la forte densité des taches blanches. Notons que l’éclaircissement, si nécessaire, doit forcément précéder l’érosion/infiltration, la présence de résine ne permettant pas secondairement le passage de peroxyde de carbamide.
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Photo n°2 : Résultat final après éclaircissement et érosion/Infiltration de l’ensemble du reste des taches blanches.
Etant donné le coût biologique quasiment nul, la patiente est extrêmement satisfaite du résultat final. Un composite par stratification sera réalisé dans un troisième temps afin d’améliorer la morphologie de la 12. Notons qu’une étude récente nous permet de penser que le collage d’un composite sur une surface préalablement traitée à l’Icon est possible.